(Elena Pasquinelli)
Les étudiants ne sont pas moins créatifs que leurs maîtres, au MIT (Fluid Interfaces group).
http://ambient.media.mit.edu/projects.php?action=details&id=68
Voici une vidéo qui illustre bien les possibilités futures du net, en jonction avec le téléphone portable, et un mini projecteur, à très bas prix:
http://blog.wired.com/business/2009/02/ted-digital-six.html
Si avec des téléphones portables connéctés à internet il est dejà possible de se déplacer avec un petit ordinateur dans la poche, cette possibilité reste pour l’instant très individuelle.
Du point de vue de l’éducation, par exemple, elle manque de la composante de condivision (sinon à distance, chacun sur son portable) de données, images, conversations.
Comme tous les chercheurs savent très bien, car ils projettent leurs présentations pour les collègues et étudiants, le projecteur est le système pour consulter ensemble ces informations. Le projecteur et les données (y comprises celles à distance, celle du net) qui deviennent portables changent l’échelle de la possibilité de condivision.
Deux scénarios possibles s’ouvrent en effet devant les technologies portables et les ordinateurs: la transformations des ordinateurs en portables de plus en plus… portables; ou la transformation des téléphones dejà portables en ordinateurs.
La solution tentée par Pattie Maes et collègues semble aller dans la deuxième direction.
Certes, il ne s’agit pas d’une révolution technologique, mais elle nous montre les possibilités de la “portabilité” et aussi les avantages d’utiliser, re-employer, recycler des technologies à bas coût et surtout largement diffusées. Et nous interroge sur la nécessité de développer des systèmes “ad hoc” (écrans tactiles, tableaux blancs interactifs) souvent “lourds” (non portables) et coûteux.
Elle nous intérroge aussi sur la dimension sociale de la condivision des connaissances, et sur le poids que les nouvelles technologies sont en train de mettre sur les gestes: entre regarder son petit écran et taper sur des touches et projeter devant soi et bouger ses bras pour “changer de page” du journal éléctronique il y a toute une dimension corporelle et tactile qui se pet en place? Pourquoi tant d’attention sur cette dimension?