Comptes-rendus EDU.TE.CO. La quatrième séance

Posted by Elena on mars 16, 2009 at 8:20 .

Le 10 mars 2009, lors du séminaire EDU.TE.CO., Pierre Saurel a parlé des problématiques juridiques qui se soulèvent lorsqu’on se trouve confrontés à l’utilisation des technologies nouvelles, de plus en plus diffusées dans les milieux éducatifs. 

Pour accéder à sa présentation: 2009-03-10-intervention-compas-sur-enjeux-expertise-judiciaire

Plus en particulier, Pierre Saurel a parlé avec les participants à propos des enjeux de l’expertise judiciaire quand cette expertise concerne les nouvelles technologies. L’expert judiciaire est une figure spécifique, appelée à répondre aux questions techniques qui sont posées par les parties en cause. 

De fait, l’expert technique, et l’expertise en général, doit produire avant tout un modèle de la situation qui lui est présentée, modèle qui, au cours de l’expertise, peut (ou, de par la spécificité des nouvelles technologies: ne peut que) devenir aussi complèxe que a situation à modéliser. 

Cette compléxité est intrinsèque à l’expertise en nouvelles technologies en raison de la compléxité des composantes des éléments à modéliser: hardware, softwares et programmes différents, développés par des personnes différentes afin de s’adapter aux exigéances souvent multiples d’un ou plusieurs clients, présence de sous-traitance à différents niveaux.

La modélisation d’un cas à expertiser rappelle donc celle de systèmes complèxes.

Au cours de la discussion il a été fait remarquer que la compléxité du fonctionnement du système judiciaire ne fai jamais partie d’éducation explicite, et risque de rester une zone d’ombre dans la connaissance du fonctionnement des instituts de la citoyenneté. 

Aussi, les participants ont discuté le rôle que des questions judiciaires ont pu jouer dans la fabrication de connaissances scientifiques (comme cela a été le cas pour les expertises sur le ADN) et de réfléxions éthiques mais aussi philosophiques sur les applications des nouvelles technologies (comme cela a été le cas pour les “crimes virtuels” dans des mondes virtuels comme Second Life).