Ce n’est pas pour demain à nos latitudes et longitudes, mais dans les aires du Asia Pacific cela semble être du moins pris en compte.
Pour se tenir à jour sur ce qui se passe ou se promet dans cette aire du monde qui se transforme à grande vitesse, je suggère de consulter le site web FutureGov avec ses rubriques fixes de éducation, de digital inclusion et de technologie. Trois domaines qui semblent être considérés comme fondamentax pour le développement de nouvelles stratégies de développement.
C’est là que -par le biais d’un blog dont je conseille la lecture à ceux qui s’intéressent de m-learning: mlearnopedia, de Judy Brown - j’ai trouvé cet article qui titre: COULD THE MOBILE PHONE REPLACE THE BLACKBOARD? et qui renvoit au rapport Digital Review of Asia Pacific 2009-2010, concernant l’état des technologies pour information et communication dans cette région, et leur effet sur le développement de la région elle-même:
“The biennial Digital Review of Asia Pacific is an independent commentary on the ICT4D state-of affairs and trends and a macro-level time series narrative tool that assesses how the region is performing over time.”
L’article ne donne pas beaucoup de détails, mais souligne comment téléphone portable et SMS soient actuellement utilisés comme système principal d’apprentissage interactif au Philippines, et que même en Indonesia et Mongolie le focus de l’e-learning porte desormais sur le téléphone portable.
Le rapport par contre dédie une section entière au thème Mobile and wireless technologies for the development of Asia Pacific, et il est très riche de détails intéressants car, comme écrit dans le rapport la région du Asia Pacific est le siège d’applications mobiles réellement innovatives qui ont capté l’attention du monde entier pour leur potentiel de développement.
Je cite à partir de l’introduction:
“Development agencies have long recognized the role of telecommunications in the economic and social development of communities and nations. The provision of universal telecommunication services is now built into every nation’s development plans. The traditional approach was to construct a wired, copper-based infrastructure and extend that to places where there are pockets of population. Unfortunately, this turned out to be an expensive and lengthy process that has denied large segments of the population access to telecommunications. Recent developments in mobile and wireless technologies have opened up new possibilities to reach the population at a faster rate and at a lower cost than with the traditional copper-based approach. In this chapter, we describe the capabilities of several types of mobile and wireless technologies that have made a big impact on nations developing their communications infrastructure. These technologies include mobile phones, Wi-Fi, WiMAX and meshed wireless networks.”
En particulier en ce qui concerne le téléphone portable, le rapport souligne non seulement sa diffusion massive, à un rythme tellement élévé qu’on prevoit le dépassement des lignes fixes dans la prochaine décade; mais en particulier le fait que cette diffusion et accéleration concerne aussi les pays moins développés: “More than half of the world’s population resides in these countries and this is where future growth of mobile phones is expected to come from.”
Le téléphone portable (la deuxième génération de téléphones portables, qui inclut la possibilité d’envoyer des données) est largement utilisé pour envoyer des messages, et non seulement pour parler: en Chine le nombre de SMS envoyés est passé de 0.44 milions en 2000 à 300 milions en 2005. Aux Philippines les SMS sont utilisés pour faire des achats, mais aussi pour transférer de l’argent à sa famille et comme réseau d’information pour pêcheurs et agriculteurs afin de s’informer sur les prix dans les villes; même le gouvernement utilise les SMS pour joindre ses citoyens et diffuser des informations. La troisième génération de portables permet de géréer et envoyer des multimedia.
L’une des limites à la diffusion des téléphones portables dans les pays ou populations moins riches pourrait être représenté par le coût de l’appareil et de l’abonnement; deux stratégies pour contourner cette limite sont constituées par la mise sur le marché de portables ’secondhand’, vu le rythme de changement de l’appareil ches les plus riches, et par les plans ‘pay as you go’, qui ont en effet un grand succès en Afrique: ”Prepaid plans have been so successful that in Africa, prepaid subscribers accounted for 87.4 per cent of all subscribers in the year 2004 and the global average for that year was 46.3 per cent“.
En ce qui concerne l’utilisation de internet, le rapport s’arrête sur l’un des problèmes les plus importants pour le développement des communications, le partage et l’accès aux informations dans l’aire du Asia Pacific: la présence de 2000 langues, d’une population qui parle l’anglais seulement pour un 20% et qui, dans les pays moins développés, est souvent non alphabétisée (ne pouvant ainsi accéder non seulement à internet, mais aux SMS non plus). Le rapport suggère qu’une possibilité exploité en certains pays (comme la Chine) avec succès est celle d’utiliser les langues locales, plutôt que l’anglais:
“Several countries have shown that it is not necessary to use English to achieve success in getting their population to enjoy and benefit from advanced communication services. Countries like Japan, Korea, China and Thailand have shown that it is possible to develop comprehensive and innovative communications services using their native languages. For example, China Mobile, the world’s largest mobile phone operator with about 300 million subscribers, uses the Chinese language, and Japan and Korea have built two of the world’s most sophisticated mobile phone services using the Japanese and Korean languages, respectively. These facts point to the need to develop communications services and devices that support languages native to the target population.”
Et si possible plusieurs langues:
“Finally, Microimage, a Sri Lankan company, won the prestigious GSMA Asia Mobile Innovation Award 2006 for their multilingual (Sinhala, Tamil, Telugu, Malayalam and Thaana) SMS software for mobile phones.”
Mais aussi de traduire les contenus anglais de internet dans les langues locales grâce aux traducteurs automatiques, et de ‘traduire’ la langue écrite en langue parlée et vice-versa, afin de dépasser la barrière de l’alphabétisation.
“NECTEC (the National Electronics and Computer Technology Center) in Thailand has developed such a suite of software applications called Parsit, an English-to-Thai language translation engine that has an accuracy of over 90 per cent… Parsit can work in conjunction with Vaja, a text-to-speech conversion software that takes in Thai-language characters and generates human voice of that text. Using Vaja, one can overcome the literacy barrier because the information from the website can be ‘read out’ to interested parties who may not be able to read but who can comprehend the spoken word. The third component of the software suite is iSpeech, a speech recognition program using an isolated word recognition technique. It is designed to convert speech inputs into text—that is, the user can just talk into a microphone connected to his or her personal computer and iSpeech will convert the voice data into text. Parsit, Vaja and iSpeech can be combined to create a ’speech-to-speech’ translation application with wide ranging potential for development, especially in the tourism industry. First, a spoken English sentence is fed through iSpeech which then generates text in English. The English text is then passed on to Parsit for translation into Thai language text. Finally, the Thai text is input into Vaja for conversion into audio sounds in the Thai language.”
Ne serait-il pas possible d’utiliser ce genre de systèmes pour l’alphabétisation, et l’apprentissage de l’anglais? Via téléphone portable et internet, où disponible?
Bonne lecture!
Elena