“Nous devons comprendre à la fois le pouvoir et les limites des technologies d’imagérie cérébrale et la nécessité de protocoles cognitifs rigoureux si nous voulons commencer à comprendre comment la neuroscience cognitive peut guider l’éducation dans la formation de programmes d’études fondés sur les mécanismes cérébraux. De récentes découvertes commencent à montrer que l’éducaiton finira par se situer au carrefour de la neuroscience cognitive et de la psychologie cognitive tout en intégrant une analyse pédagogique sophistiquée et bien définie. A l’avenir, l’éducation sera transdisciplinaire, à la croisée de plusieurs domaines différents qui se fondront pour produire une nouvelle génération de chercheurs de spécialistes de l’éducation aptes à se poser des questions pertinentes et signitiantes au regard de l’éducation…
On a récemment souligné l’importance pour le progrès de la science du développement d’une communauté informée et critique (qui parviendrait, au bout d’un certain temps, à un consensus sur les découvertes scientifiques ou prétendues telles). Le développement d’une telle communauté (composée d’éducateurs, de psychologues cognitifs, de neurioscientifiques cognitifs, de politiques, etc.) autour de la science de l’apprentissage een émergence est d’une importance cruciale. Si l’on souhaite que cette communauté s développe, il est nécessaire de dégager un jugement critique approprié en matière d’affirmations relatives à l’apprentissage et à l’éducation et ayant trait au cerveau. Intégrés à cette communauté, les décideurs politiques en matière éducative définiront avec plus de succès des programmes d’études fondés sur une connaissance des mécanismes cérébraux s’ils reconnaissent les points suivants:
a) “la popularité d’une affirmation neuroscientifique n’implique pas nécessairement sa validité;
b) la méthodologie et la technologie de la neuroscience cognitive sont encore en chantier
c) l’apprentissage n’est ni entièrement conscient ni entièrement volontaire;
d) le cerveau subit des changements et un développement naturels tout au long de la vie;
e) une grande partie des recherches en matière de neuroscience a été consacrée à la compréhension ou à l’exploration des maladies et des pathologies du cerveau;
f) pour être satisfaisante une science de l’apprentissage doit considérer facteurs émotionnels et sociaux en plus des facteurs cognitifs;
g) bien que la science de l’apprentissage et de ‘éducationb fondée sur le cerveau n’en soient qu’à leurs débuts, d’importants progrès sont déjà acquis”. (p. 53-54)
Il s’agit d’une citation du texte édité par OCDE sur Comprendre le cerveau: vers une nuvelles science de l’apprentissage.
Le texte, publié en 2002 et disponible en anglais, est le premier aboutissement éditorial du projet CERI-OCDE intitulé “Sciences de l’apprentissage et recherche sur le cerveau” lancé en 1999. Le but du projet étant celui d’encourager la collaboration entre sciences de l’apprentissage et recherche sur le cerveau, mais aussi de rapprocher sur cette thématique chercheurs et décideurs politiques. Parmi les institutions qui ont soutenu le projet on compte: NSF, Sackler Institute (USA), Université de Grenade (Espagne), Lifelong Learning Foundation (UK), Institut RIKEN de la science du cerveau et Ministère de l’éducation (Japon).









